Twice n°36 (juin 2008)

Je vous rassure tout de suite, absolument rien à voir avec la sous merde de l’Obsession de Etienne Daho qui rafle sa Victoire de la Musique, la gueule (le pif?) enfarinée, le soulier ciré à mort par sa maison de disque, et surtout grâce à l’inquiétante ressemblance physique avec un trop vieux Michel Delpech contrain de boire des compotes de belles pêches… Passons et reversons à ce nouvel album des indépendants et remarquables No Tears qui n’ont rien à envier aux daubes présentées lors des Victoires précitées.

Un album comme on les aime, fidèle à la tradition romantique française, au registre typique d’une certaine touching-pop qui n’en finit pas de ne pas mourir…

La mise en bouche se fait avec « Afraid Of » qui donne la chair de poule direct de la même manière qu’avait pu le faire Little Nemo en son temps avec « Cadavre Exquis » et ses mêmes sonorités de claviers, une merveille de petite chanson mélancoliquement pop. Retrouvailles avec Asylum Party et ses murmures sur « Joie Minimale » et sensations de tourbillons, de vertiges et de perte avec « Possession », qui nous ramène à la période pornographique de Cure.

Nous en resterons là pour les références qui représentent un univers et que le groupe a fait évoluer pour en dégager le meilleur et se créer un son propre et une patte personnelle. On retiendra l’impulsif « Paradoxe » ou le tendre gluant « Réincarnation » (au son typique de The Top pondu toujours par Cure en 1984).

Et la boucle se termine enfin sur un In(can)décence sublime qui redonne alors l’irrésistible envie de se remettre le disque jamais bien loin d’une platine…

Vraiment pas déçu, plutôt ému…

C.

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